Devenir autrice à temps plein : mon bilan après sept mois

Cela fait un moment que je n’ai pas écrit sur ce blog. Ces derniers mois, j’ai été emportée par le tourbillon de la vie, du travail et de tous les projets que j’essaie de mener de front. Même si j’ai réussi à mieux organiser mon quotidien et à devenir plus disciplinée, il reste encore beaucoup de choses à améliorer.

Je ne suis pas encore arrivée au niveau de régularité que j’aimerais atteindre. Certaines semaines, je parviens à respecter mon programme. D’autres fois, tout semble m’échapper. Mais, je fais de mon mieux. Et puisque nous sommes arrivés à la moitié de l’année, le moment me paraît bien choisi pour dresser un premier bilan.

Sept mois comme autrice à temps plein

Pour rappel, je suis devenue autrice à temps plein le 1er janvier 2026. Depuis cette date, j’essaie de vivre de ma plume et des histoires que je publie. L’écriture n’est donc plus seulement une passion pratiquée lorsque j’en ai le temps. Elle est devenue mon métier.

Alors, où en suis-je après sept mois ?

Depuis le début de l’année, j’ai publié un premier roman consacré à Emma, l’autre héroïne de Coup de foudre.

J’ai également terminé et publié ma grande saga de l’année : Les Pionnières du Far West. Une trilogie plutôt que quatre romans.

Au départ, en effet, cette histoire devait comporter quatre tomes. Pourtant, au moment d’écrire le troisième, j’ai commencé à bloquer. Je ne parvenais plus à imaginer un quatrième roman sans avoir l’impression de tirer inutilement sur la corde. Je ne voulais pas ajouter un tome uniquement parce qu’il avait été annoncé ou prévu. Chaque roman devait apporter quelque chose à l’histoire, aux personnages et à leur évolution. Sans cela, il aurait risqué de n’être qu’une répétition de ce que j’avais déjà raconté.

J’ai donc pris une décision qui n’était pas forcément évidente : Les Pionnières du Far West seraient finalement une trilogie.

Et cette trilogie est sortie.

Le succès inattendu des Pionnières du Far West

Elle a plu. Bien plus que je ne l’avais imaginé.

Je ne m’attendais pas à ce que l’histoire d’Alma et Lydia touche autant de lectrices. Leur relation complexe, leur fuite, leurs blessures et leur manière de s’aimer ont séduit. La musique qui accompagnait les romans a probablement joué un rôle dans cet attachement. Les chansons ont prolongé les mots et renforcé les émotions portées par l’histoire.

Je pense même qu’elles ont permis à certaines scènes de continuer à vivre après la dernière page. Ce succès a été une véritable surprise, car j’ai eu énormément de doutes pendant l’écriture.

J’aime mes romans. J’adore écrire. Tout simplement. Mais aimer ce que l’on fait ne suffit pas toujours à empêcher la peur de s’installer.

Écrire par passion, mais aussi pour en vivre

Aujourd’hui, l’écriture n’est plus un simple loisir : c’est mon métier. Autrement dit, il est impératif que je parvienne à générer suffisamment de revenus grâce à mes livres pour pouvoir en vivre.

Et sur ce point, tout n’est pas encore gagné.

Sept mois après avoir quitté mon CDI, mes revenus couvrent encore difficilement ce qui devrait désormais devenir un chiffre d’affaires suffisant pour me permettre de vivre correctement.

Je ne vais pas prétendre que cette situation ne m’inquiète pas. Elle est parfois effrayante. Elle rend l’avenir incertain et fait naître de nombreuses questions. Mais elle marque également un moment charnière.

Transformer la peur en moteur

Il faut apprendre à ressentir la peur sans la laisser décider à notre place, je le sais. Elle ne doit pas me paralyser. Elle doit devenir un carburant. Pas un frein : un moteur.

Je me suis donné jusqu’au mois de décembre pour déterminer si mon projet, et plus largement mon rêve, pouvait être viable. Le contexte n’est pas simple. Le coût de la vie augmente, les taxes sont nombreuses et les habitudes de lecture changent. Faire vivre une activité indépendante autour des livres demande du temps, de la constance et beaucoup d’énergie. À mi-parcours, je constate que rien n’est encore gagné.

Mais tout n’est pas perdu non plus.

Continuer malgré les doutes

Alors, je continue. Je ne lâche rien. Parce qu’au-delà des chiffres, des ventes et de la réalité parfois brutale d’une entreprise, il existe encore ce désir profond : celui de réaliser le rêve que j’avais lorsque j’étais petite. Et peut-être aussi de montrer à mon fils que rien ne tombe du ciel, mais qu’avec du travail, du courage et de la persévérance, beaucoup de choses restent possibles.

Je ne sais pas encore exactement où ce chemin me conduira, mais je sais que je ne veux pas m’arrêter au milieu.

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