Devenir autrice à temps plein est un rêve pour beaucoup, mais la réalité du quotidien est souvent plus complexe qu’on ne l’imagine. Entre l’écriture des romans, la gestion de l’activité, la santé, l’organisation et la discipline, ce premier mois comme autrice indépendante m’a confrontée à ce que signifie réellement vivre de l’écriture.
Mon premier mois à temps plein comme autrice — bilan sans filtre
Le 31 janvier marque la fin de mon premier mois à temps plein dans ma vie d’autrice.
Un mois que j’attendais depuis longtemps.
Un mois que j’imaginais intense, productif, fluide.
Un mois qui a été… tout sauf linéaire.
Et c’est précisément pour ça que j’avais envie d’en faire un bilan.
Les sorties et le travail créatif : écrire un roman en étant autrice à temps plein
La toute fin du mois a été marquée par la sortie d’Emma, le roman que m’a réclamé Doriane. C’était un projet important, qui lui tenait à cœur.
Un roman que j’ai pensé plus facile à écrire que d’autres car il partait de Coup de foudre, mais qui s’est avéré plus compliqué finalement. Ecrire un autre point de vue, ce n’est pas simplement changer les « dit-elle » par des « dis-je ». C’est combler les blancs, les absences, les moments où l’héroïne n’était pas présente dans la version originale. Que faisait-elle ? Que vivait-elle ?
Ce fut un défi que celui de raconter Emma avec Laure, et Emma sans Laure. Mais il a valu le coup.
Créativement, j’ai adoré.
Physiquement, j’ai plié.
Santé, migraines et écriture : la réalité du quotidien d’une autrice à temps plein
Ce premier mois a aussi été rattrapé par une réalité très concrète : la santé. Entre rhume (dont je ne suis toujours pas sortie) et la migraine , j’ai été bien des fois à la peine. Ecrire et respecter ma deadline n’a pas été aussi simple que ça. J’avais mis en place une précommande sur Amazon, pensant tenir largement le délai. Je me suis trompée.
J’ai surestimé ma capacité à écrire rapidement Emma et à surmonter ma santé affaiblie.
Mes journées de janvier ont souvent ressemblé à ça : des to-do ambitieuses transformées en simple survie.
J’avais plein d’envie, le corps n’a pas voulu suivre.
Malgré tout, Emma est sortie.
Trouver un cadre de travail quand on devient autrice à plein temps
Je pensais être prête pour cette indépendance tant désirée. En réalité, je ne l’étais pas totalement.
Quand on sort du salariat, on perd un cadre invisible mais très structurant :des horaires fixes, des attentes claires, une organisation imposée.
En janvier, j’ai encore beaucoup fonctionné comme si ce cadre existait… alors qu’il n’était plus là.
Résultat :
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trop de projets suivis en parallèle
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une organisation très différente de celle que j’avais “au travail”, en mode on sort ? oui. On fait une appli ? Oui.
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des journées pleines… mais pas toujours efficaces.
Rien de catastrophique, mais beaucoup d’ajustements à faire.
Janvier a surtout servi à ça : comprendre comment je fonctionne vraiment, pas comment je pense devoir fonctionner.
Ce que janvier m’a appris
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Être autrice à temps plein demande autant de discipline que de créativité.
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La liberté sans structure devient vite du flou.
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Le corps fait partie intégrante du business.
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On ne “devient” pas indépendante en un claquement de doigts : on s’ajuste.
Et c’est normal.
Ma petite victoire personnelle.
J’ai voulu me construire une appli personnelle pour écrire et gérer mon activité. J’ignorais tout du code, mais l’IA m’a pas mal aidée. Et je suis heureuse d’avoir réussi à avoir quelque chose de perfectible, certes, mais aussi de fonctionnel, avec lequel je peux écrire et compter mes sous 🙂

Cap sur février : organisation, discipline et projets d’autrice à temps plein
Normalement, Février sera un mois plus cadré, plus stratégique.
Au programme :
La finalisation du préquel de ma saga à venir
Le préquel est actuellement en cours de finalisation : cinq chapitres pensés pour poser les bases de l’univers, installer les tensions et préparer le terrain narratif de toute la saga à venir.
Le lancement de l’écriture du tome 1
Avec une approche plus structurée, un cadre clair, et surtout une meilleure gestion de mon énergie.
Un rythme que je vais m’imposer (discipline est mon mantra cette année) : entre 2 heures et 4 heures par jour d’écriture pure. Ce sera un défi pour moi qui papillonne beaucoup, mais je tiens à le relever. Si j’installe cette discipline, cette routine, ce mois-ci, alors cela deviendra une habitude.
J’admire Amélie Nothomb pour sa rigueur à ce sujet. Depuis des années, elle commence sa journée par 4 heures d’écriture. Je sais que je n’aurai pas la même. Je commence ma journée par mon journal 365, je suis mes comptes, définis ma to-do, déjeune… ma routine n’a rien à voir. Pour autant, si je place 4 heures d’écriture chaque jour, alors j’aurais réussi.
Février ne sera pas parfait, c’est une évidence. Mais il sera plus intentionnel, et ça, ça changera tout.
Et comme je reste moi, j’ai un nouveau projet que je vais tenter de mettre en place, sous un autre nom de plume. Rien à voir avec les romances lesbiennes, mais c’est un projet qui me tient à cœur pour bien des raisons… s’il y a des gens qui manquent d’idées, il y en a d’autres qui en débordent. Le tout est de savoir faire le tri, et essayer un chose à la fois.