Début février. Une semaine qui pose les bases.
Emma est sortie dans le monde.
Et avec elle, les premiers retours ont commencé à arriver. Ceux qui touchent juste. Ceux qu’on relit une deuxième fois, pour être sûre de ne pas avoir rêvé.
Beaucoup d’entre vous me l’ont dit : le second point de vue vous a marquées.
Doriane avait raison. Cette voix que j’hésitais à ajouter, celle que je craignais presque superflue, a trouvé sa place. Mieux que ça : elle a trouvé la vôtre. Et voir un choix d’écriture résonner ainsi, c’est une sensation difficile à décrire… mais précieuse.
Lydia et Alma : quand une histoire n’attend plus
Cette semaine, j’ai aussi pris une autre route.
Celle du Far West. Pas celle du décor, mais celle de Lydia et Alma. Deux personnages qui se sont imposés avec une évidence presque déroutante. J’ai écrit leur préquel, leurs origines… Elles arrivent bientôt.
Et je crois sincèrement que vous allez les rencontrer comme on rencontre quelqu’un qu’on n’oublie pas.
Vivre de ses livres : la réalité derrière l’élan
Côté réalité : premier mois sans salaire.
Juste mes livres. Juste les ventes.
Ce n’est pas confortable. Pas encore. Mais c’est réel. Tangible.
Cette semaine m’a rappelé ce que signifie, concrètement, être autrice indépendante. Écrire, bien sûr. Mais aussi gérer, organiser, anticiper. Composer avec l’énergie, la santé, la discipline. Accepter que tout ne soit pas fluide, mais que tout avance quand même.
Chaque vente compte.
Chaque message aussi.
Chaque lectrice qui prend le temps de me dire qu’elle a ressenti quelque chose, qu’elle a compris, qu’elle s’est reconnue.
Continuer, même quand c’est fragile
J’avance.
J’apprends.
Je découvre, semaine après semaine, ce que signifie faire confiance au processus. Aux mots. À ce métier que j’ai choisi.
Je continu, même quand c’est inconfortable.
Surtout quand ça l’est.
Et oui, j’y crois.