Journal de bord : le tome 2 est terminé, place à la relecture

Ces deux dernières semaines ont été bien remplies, et je prends enfin le temps de faire un petit point ici.

La grande nouvelle, c’est que j’ai terminé l’écriture du tome 2 des Pionnières du Far West. Il s’intitulera Les Fugitives, et cette semaine sera entièrement consacrée à sa relecture.

Finir un premier jet est toujours une étape particulière. On est contente d’être arrivée au bout, bien sûr, mais on sait aussi que le travail n’est pas terminé. La relecture, c’est le moment où l’on reprend tout avec plus de recul : les scènes, le rythme, les dialogues, les émotions, la cohérence de l’ensemble. C’est une phase exigeante, mais indispensable pour transformer un texte terminé en vrai roman prêt à être lu.

Les doutes font aussi partie du chemin

Ces derniers jours, j’ai aussi beaucoup réfléchi à l’avenir de cette saga.

Le premier tome des Pionnières du Far West a reçu un bon accueil, et j’en suis très heureuse. Les retours que j’ai eus sont encourageants. Malgré cela, je sens qu’il n’y a pas encore l’engouement que j’espérais peut-être autour de cette histoire.

Forcément, cela soulève des questions.

Est-ce que ce type de roman correspond vraiment à ce que mes lectrices attendent de moi ? Est-ce que le Far West, l’ambiance historique, la poussière, les chevaux, les shérifs et les fugitives parlent autant à mon lectorat que mes histoires plus contemporaines ? Je n’ai pas encore toutes les réponses.

Mais je crois que le doute est sain. Il oblige à regarder les choses en face, à ajuster, à ne pas avancer les yeux fermés simplement parce qu’un plan avait été prévu au départ.

Pour cette raison, j’envisage aujourd’hui de resserrer la saga. Au lieu de quatre tomes, Les Pionnières du Far West pourraient finalement se concentrer sur trois tomes. Cela permettrait de garder une histoire plus dense, plus efficace, et d’aller au bout de l’intrigue sans l’étirer inutilement.

Cela me laisserait aussi la possibilité, ensuite, de proposer un roman plus léger. Peut-être quelque chose de plus proche de ce que certaines lectrices attendent en ce moment. Rien n’est encore décidé, mais cette réflexion fait partie de mon travail d’autrice.

Une visite au salon lesbien de Paris

Samedi, je suis allée au salon lesbien à Paris avec Dorian et Tom.

C’était une très belle surprise. Il y avait vraiment du monde. La salle n’était pas immense, ce qui accentuait sûrement cette impression de foule, mais cela montrait quand même une chose importante : il existe un vrai intérêt pour les livres lesbiens et les histoires centrées sur les femmes qui aiment les femmes.

Et ça, franchement, ça fait du bien à voir.

On entend souvent que la littérature lesbienne est un petit marché, une niche, quelque chose de discret. Pourtant, quand on voit autant de personnes réunies autour de ces livres, on comprend qu’il y a une attente. Peut-être même un manque. Des lectrices cherchent ces histoires. Elles veulent les lire, les découvrir, les partager.

Cette sortie m’a vraiment reboostée. Elle m’a rappelé pourquoi j’écris ces romans : pour proposer des histoires d’amour entre femmes, avec des personnages forts, imparfaits, touchants, parfois cabossés, mais vivants.

Des lectrices bien réelles

Un autre moment m’a beaucoup touchée pendant ce salon : j’ai été reconnue plusieurs fois.

Je ne m’y attendais pas du tout. J’y étais plutôt tranquillement, sans imaginer que certaines personnes feraient le lien avec mes livres ou ma page Facebook.

Et pourtant, c’est arrivé.

C’est étrange, mais très émouvant, de réaliser que les lectrices ne sont pas seulement des noms dans des commentaires, des messages privés ou des statistiques de vente. Ce sont de vraies personnes. Des femmes qui lisent mes romans, qui suivent mon travail, qui attendent parfois la suite, et à qui mes histoires peuvent faire du bien.

Cela donne beaucoup d’énergie.

Quand on travaille seule derrière son ordinateur, on peut vite perdre cette réalité de vue. On publie, on communique, on regarde les chiffres, on doute, on recommence. Mais rencontrer des lectrices, même brièvement, remet les choses à leur place.

Derrière chaque livre, il y a une rencontre possible.

Objectif de la semaine : relire Les Fugitives

Cette semaine, mon objectif est donc clair : relire entièrement Les Fugitives, le tome 2 des Pionnières du Far West.

Je vais reprendre le texte chapitre par chapitre, corriger ce qui doit l’être, vérifier que l’histoire tient bien, que les émotions sont justes, que le rythme fonctionne.

Je garde aussi en tête mes réflexions sur la suite de la saga. Peut-être trois tomes au lieu de quatre. Peut-être un projet plus léger ensuite. Je préfère rester à l’écoute de mes lectrices, de mon énergie, et de ce que l’histoire demande vraiment.

Ce que je retiens surtout de ces deux dernières semaines, c’est que le doute peut exister sans tout arrêter.

On peut douter et avancer quand même.

Et cette semaine, j’avance avec une mission très simple : faire de Les Fugitives le meilleur roman possible avant sa publication.

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