Deux semaines d’autrice à plein temps : premier bilan
17 janvier. Cela fait deux semaines que j’ai franchi le pas : je suis désormais autrice à plein temps.
Deux semaines seulement, et déjà un tourbillon de sensations contradictoires. Enthousiasme, doutes, remises en question. Voici mon premier bilan, sans filtre.
Le piège du temps libre
La première chose qui m’a frappée ? Cette sensation étrange d’avoir beaucoup de temps. Trop, presque.
Avant, ma vie était cadrée : écriture le matin, travail la journée, famille le soir. Le week-end, je jonglais entre tous mes projets. Ce n’était pas parfait, mais ce cadre me structurait.
Aujourd’hui, il a disparu. Et avec lui arrive le piège classique de l’indépendance : croire que parce qu’on peut tout faire, on doit tout faire.
Quand les idées s’emballent
J’essaie de garder mes routines : lever avant 7h, journaling matinal, lecture quotidienne sur l’écriture et le business. Sur le papier, c’est cohérent. Dans la réalité ? Chaotique.
Les idées arrivent en rafale. Dernière en date : créer ma propre application de travail pour centraliser écriture, notes et projets. Je ne connais rien au code, mais grâce à l’IA, elle prend forme. Objectif : la rendre opérationnelle fin janvier.
À côté, il y a le sport, les réseaux, les projets futurs, les formations… et même des loisirs que je ne case plus alors que j’ai « plus de temps ».
Cherchez l’erreur.
Le vrai problème : l’organisation
J’empile les projets comme des briques, mais de manière aléatoire. L’ensemble tient debout, mais ça branle.
À vouloir trop faire, je me retrouve paralysée. Quand je travaille sur un projet, je culpabilise de ne pas avancer sur un autre. Alors je change. Puis je culpabilise à nouveau.
Résultat : je finis par tout faire en même temps. Écrire quelques lignes, coder, vérifier Facebook — le tout sur la même heure. Je sais pourtant que ce n’est pas ainsi qu’on travaille bien.
Entrer dans un autre costume
Mon état d’esprit de salariée est encore bien présent. La liberté totale sans cadre est un piège.
Il va falloir que j’apprenne à devenir vraiment cheffe d’entreprise : définir des priorités, un agenda, un calendrier. Non pas pour m’enfermer, mais pour m’alléger. Pour faire les choses correctement, une par une.
Cela demande exactement le mot que j’ai choisi pour 2026 : discipline. Pas rigide, mais consciente.
Une victoire malgré tout : Emma
Dans ces quinze jours, il y a aussi une vraie satisfaction : j’ai écrit Emma.
Un roman qui s’est révélé plus exigeant que prévu. Je ne pouvais ni modifier les dialogues ni toucher à la chronologie. Il fallait créer une autre histoire à l’intérieur de l’histoire, accepter une créativité bridée… mais nécessaire.
Je vais maintenant le relire, corriger, retravailler, avant de le soumettre à votre verdict.
En guise de conclusion
Ces deux premières semaines m’ont beaucoup appris. Sur le temps, la liberté, mes automatismes, et ce que signifie réellement travailler à son compte.
Tout n’est pas encore en place. Loin de là. Mais quelque chose a commencé.
D’ici décembre 2026, serai-je une autre femme ? Une véritable autrice entrepreneure, ou simplement quelqu’un qui en porte le titre sans en changer les réflexes ?
J’espère surtout apprendre à changer, vraiment.